S passe me chercher à la maison. Il avait choisi la thématique de l’INFINI . Il décide de m’emmener dans deux endroits non loin l’un de l’autre. Nous partons à pied pour le cimetière de la Gombe. Il est surveillé par des militaires à qui nous expliquons brièvement le propos de notre visite. Ils nous laissent enter, escortés par un de ses agents. Nous pouvons observer. S me parle de la mort, qu’il s’agit pour lui de quelque chose d’infini, qui n’a pas de limite. En réalité il m’a amené dans le lieu qui représente l’infini et non dans un espace infini. Les pierres tombales obstruent notre regard. Il comprend vite que nous ne pouvons parler de l‘infini sans parler de la saturation. Nous cherchons alors des points de vue dans ce cimetière, là où le regard se faufile, s’échappe entre les obstacles. Expériences dans l’espace. Discussion avec les militaires. Nous prenons plusieurs photos avec autorisation négociée. J’explique à S : la manière dont on prend une photo est déjà un geste de scénographe. Prendre une photo exige de faire des choix de cadrages, de distance, de point de vue. C’est déjà une manière d parler de la place du spectateur, du regard, en image. Nous avons pu analyser l’idée de l’infini et sa concrétisation. Nous partons ensuite pour le fleuve. C’est à côté de la gare centrale. Taxi. Nous pénétrons l’enceinte Beach, marchons, avançons. S m’a emmené ici pour me parler de l’étendue du fleuve Congo. Nous nous approchons au bord. S demande l’autorisation de photographier, choses qui lui est autorisée. Il cadre et nous sommes interpellés par le chef de la police fluviale. Nous sommes au mauvais endroit, à la frontière, Brazzaville est en face nous aurions dû nous signaler, on aurait du être contrôler par des agents, de plus je suis expatriée, ce qui n’est pas fait pour arranger nos affaires. S’en suit procès-verbal, amende. 2 h pour finir par lui acheter qq bières. J’ai fait une erreur je ne savais pas où nous étions, je n’ai pas analyser les enjeux de ce lieu. Il semblerait que cet endroit ne soit pas conseillé pour une mundele (blanche) en tout cas pas dans ces conditions... En sortant du bureau, il nous laisse photographier l’horizon et nous escorte au taxi. Après midi complexe. Je me fais la réflexion que S m’a emmenée dans des endroits peu communs, en marge sociale et territoriale. (G.T)
INTRODUCTION
Avant tout commencer, j’ai choisi le thème : « Infini » qui nous a amenés à effectuer des visites dont j’ai choisi personnellement le lieu comme le cimetière de la Gombe et le fleuve Congo pour illustrer le thème infini. Nous sommes allés au cimetière qui n’est pas un endroit infini mais qui parle en quelque sorte de la mort qui est une chose infinie dont j’ai expérimenté par la mort de mes parents et par là , j’ai trouvé que Dieu ayant créer le monde a aussi fait la mort qui soit infini juste qu’à la fin du monde. En suite pour illustrer le thème « infini » nous sommes allés au fleuve Congo toujours pour trouver l’espace qui parle de l’infini et qui est aussi l’infini aux yeux ou au point de vue.
• Etat de lieu du fleuve Avant tout, le lieu se situe dans la commune de la Gombe à la ville de Kinshasa plus précisément au beach Ngobila. Nous avons eu des difficultés pour explorer le lieu car nous avions été interpellés par les agents de la DGM (Direction Générale de Migration) et nous avions eu à payer une somme de 5 $ US pour avoir l’accès au port et de prendre des images à cause d’une personne étrangère (blanche) Géraldine. Et à la fin de compte nous avons quand même pris des photos du fleuve qui pourraient illustrer l’infini.
• Problématique Par rapport à l’état de lieu, j’ai constaté que l’infini s’explique facilement aussi le tourbillon qui se forme dans le fleuve explique d’une manière l’esprit de l’infini. Qu’est-ce qui m’a poussé à choisir le thème « infini » ? C’est à partir de la divinité qui est infini en créant l’univers, il nous a caché la limite de sa miséricorde et de sa grandeur
• La note d’intention Par rapport à mon objectif, j’ai trouvé une solution après s’être inspiré des bouquins et d’autres personnes, de présenter mon thème de scénographie comme étant une architecture.
1. De créer un espace infini (infini teçimal) 2. D’avoir un rapport d’espace à partir du fleuve ayant un point de vue sans tenir compte de la limite. Et en tenant aussi compte du contraire de l’infini (borné) et le manque d’arrêt du point de vue. 3. Avoir un statut : • La vision, dessin d’illustration des personnages à l’échelle réduite et d’un dispositif d’un espace donné qui est l’Académie des Beaux Arts. • La perception visuelle (le point de vue de l’observateur) • La réflexion (par rapport à l’espace et l’emplacement de l’observateur (200 m dessin) • L’imagination (dessin illustratif de la scène dans un espace) • Permettre aux observateurs de voir loin à travers un ou plusieurs points de vues
2iè étape : Le dispositif A partir des bambous créer un dispositif qui à la forme du tourbillon ou encore un pyramide couverte d’une bâche trouée de part et d’autre pour permettre une perception lointaine d’un espace cadré et donner la place intérieure à l’observation et à l’intérieur du dispositif. Il a la sensation de la : • Concentration • Méditation • Contemplation
Faire une maquette à l’échelle réduite et à 100% sans oublier d’estimer la jauge du dispositif (3 à 5 personnes) au tour de rôle. Réel endroit hors de l’Académie des Beaux Arts ou de l’Afrique. • Basilique Saint Pierre en Italie • Désert du Ghana et du Kalahari. Le dispositif doit résister aux intempéries. L’abri sera un « dispositif déplaçable », avoir un confort, la sécurité, etc. et la maquette précédera la restitution.
Vu toutes ces étapes d’expérimentation ou de processus d’évolution, d’échange d’idée, j’ai résolu de construire mon dispositif à l’échelle 100 % pour palper et exprimer « l’infini teçimal » dans un espace borné.
Construction du dispositif Matériaux • Bambous • Clous • Sachets ou bâches • Scotch A partir de ces matériels, j’ai emprunté la forme du tourbillon et d’une montagne qui de la base au sommet trouée. La structure ou gîtage en bambous, couvert d’un sachet noir percé d’une infinité des trous pour donner à chaque spectateur un point de vue et pouvoir voir l’horizon en l’infini de sa manière et donner un aspect noir, sombre à l’intérieur et focaliser la vision à travers un trou et voir l’espace infini à travers ces trous. (S.M)




