La Joconde à Kinshasa.
La réserve du musée national de Kinshasa abrite environ 60 000 Å“uvres, le musée Royal de l’Afrique centrale de Tervuren propose environ 200 000 Å“uvres. Des musées comme le Louvre, ou le quai Branly possèdent également d’impressionnantes collections venues de pays étrangers. L’UNESCO constate qu’ un nombre sans cesse grandissant de pays demande le retour d’objets conservés dans des collections étrangères. Pourquoi garder ces Å“uvres qui sont généralement des butins de guerres, et pourquoi vouloir en acquérir de nouvelles dans des conditions souvent douteuses. Des musées européens comme le Louvre, le British muséum, le Prado, le Metropolitan muséum ont signés La déclaration sur l’importance et la valeur des musées universels qui à été rédigée en décembre 2002. Le principe d’universalité des musées est rédigé comme tel : les musées sont les agents du développement culturel, dont la mission est d’encourager la production de la connaissance en entretenant un processus permanent de réinterprétation. Ils ne sont pas seulement au service des citoyens d’une Nation, mais au service des peuples de toutes les Nations. Ainsi, les Å“uvres sont protégées, sécurisées, figées, et hors d’accès. Si la restitution des Å“uvres africaines de l’europe vers l’afrique est rendue difficile au nom du principe d’universalité, le départ d’une oeuvre européenne de l’europe vers l’afrique au noms de ces mêmes principes d’universalités est il possible ? D’où la question : la joconde à kinshasa ?