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LOVE ART FIST SIGHT (Le paradoxe du pirate) - lundi 28 décembre 2009 à 02h36 par Elsa Macaret

Expo-champi du jeudi 17 décembre 2009, organisée par :

Marine Brutti,
Elsa Macaret (aka Asle Teracam),
Oriane Amghar (aka OHA),
Eve Chabanon,
Dounia Beghdadi (aka Bellardi),
Valentine S(iboni)
et Audrey Gleizes (aka Beautiful Guest).

Nous avons décidé, plutôt que de créer une "oeuvre commune", d’organiser une exposition collective sur un thème presque indéfini.
Il y a eu beaucoup de doutes, de questions, de discordes. C’est pour cela qu’il était important que chacune offre son regard propre.
Car ce dont nous voulions parler était problématique, et nous voulions toutes en parler différemment.
Il s’agissait de se demander pourquoi être une femme artiste aujourd’hui pose toujours questionS, et pourquoi, même pour celles d’entre nous dont le travail n’aborde jamais ces questions, il était important/intéressant de se les poser.
Finalement, le thème s’est élargi, laissant place à des réflexions plus larges sur nos positionnements en tant qu’artistes.

Notes sur le paradoxe du pirate by Dounia : Ce que j’appelle le paradoxe du pirate, dans le titre de l’exposition, et le pirate auquel je fais référence dans la phrase notée au mur vient d’une petite histoire que j’ai lue enfant. Globalement, c’est l’histoire d’un pirate piégé dans un miroir, condamné à n’être que le reflet de lui même. Un jour il rencontre des marins qui savent comment lui rendre sa liberté. Ils refuseront pendant longtemps de lui révéler ce secret prétextant que cela le condamnerait pour toujours. Le pirate ne veut rien savoir et se sent prêt à tout surmonter pour être libre. Alors ils disent "tu dois accomplir une bonne action de façon désintéressée". Et il passe l’éternité à n’être que le reflet de lui-même.
Autre exemple : on gagne une place au paradis en étant honnête dans sa vie terrestre. Mais comment puis-je agir honnêtement, sincèrement, ET être motivée par l’obtention de la vie éternelle au paradis ? Dur à résoudre. Finalement, c’est une image qui décrit une impossibilité quand il y a un problème à résoudre qui se joue sur plusieurs plans. Dans ce cas de figure, à partir du moment ou tu formule une question, tu perds la possibilité de l’ignorer, et si tu ne peux pas y répondre, cette insolvable question demeure comme un écueil dans ta réflexion, en quelque sorte.

Nous avions pensé l’exposition en deux temps, ou deux espaces :
Le premier a été un trailer diffusé sur internet à voir ici.
Ce trailer a été un moyen de se "débloquer" à un moment où nous doutions de la pertinence de nos propos. Il fut une projection de ce que l’on pouvait attendre d’une exposition comme celle-ci, et l’occasion de "montrer tout ce qu’on ne voulait pas montrer le 17 décembre".
Il a été lancé environ une semaine avant l’expo-champi.

Seconde partie donc : jeudi 17 décembre 2009, devant l’auditorium de l’Esad.
Les productions, principalement vidéo et utilisant pour la plupart le texte, sont installées de façon à se répondre entre elles.
Pour plus de détails, je laisserai chacune compléter par un petit texte concernant son travail. En attendant, vous pouvez voir les photos.

Bellardi, « Je te baise », projection vidéo en boucle

Il s’agissait de ne pas répondre à la question que l’objet de cette exposition me posait. Il me semblait que fatalement, les questions, voire LA question, formulées plus ou moins vaguement mais intérieurement que je me pose concernant (aller, je l’écris) le genre féminin dans l’art, n’ont pas de réponse. Et je ne veux pas y répondre parce que je ne veux pas qu’elle m’intéresse. Une seule chose est sûre : quand je travaille, elle ne fait pas partie de mes préoccupations. Quand je regarde mon travail, c’est autre chose... Dans cette vidéo, "je te baise", le truc était de dialoguer avec ma question, en interne, illustrer le rapport conflictuel avec elle, la personnifier plutôt que de vouloir l’éliminer par quelque pirouette ou proposition alternative. Toujours cette histoire de paradoxe du pirate. [1]...

Asle Teracam, « Blue screen », vidéo sur moniteur, environ 5’ en boucle

Il y a un fond bleu, il y a une texte écrit en gros et en rouge. Ce texte est aussi un élément du fond. Il parle de l’idée qui disparaît au fur et à mesure que l’objet apparaît. Et vice-versa. Et aussi des mots, des phrases, de l’interchangeabilité de tout ça : idée/phrase/image/objet. Et puis on ne sait plus. Dessus, par-dessus, il y a un personnage reconnaissable qui s’appelle Stella. Elle s’exprime avec des sous-titres. Elle se déshabille, elle n’a pas de corps, elle disparaît elle aussi. Presque. Comme l’idée. Et puis elle revient en arrière. Et vice-versa.

Elsa M., « Stella et moi », série de 4 photos (travail en cours), 20x28 cm

On voit une série de photos, dont le modèle semble être le même. Pourtant, il s’agit de 4 personnes différentes. Seuls le costume et les conditions de prise de vue sont identiques. Ce travail, que je vais poursuivre, est un des développements de mon travail autour du personnage de Stella. Stella change de statut ; d’outil de performance, elle devient image. Ces photos ne sont pas autonomes pour l’instant, elles répondent à la vidéo "Blue screen" qui utilise ce même personnage. Les photos et la vidéo étaient placées en vis-à-vis lors de l’exposition.





 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 


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Commentaires (16)

28 décembre 2009 03:20 par Kevin Sénant
Kevin Senant like this...  !
28 décembre 2009 03:52 par Dounia Beghdadi
Les notes en bas de pages ne semblent pas fonctionner, précisions disponibles donc pour ceux qui peuvent se loguer... En attendant que le problème se règle !
28 décembre 2009 13:41 par Elsa Macaret
Dounia, tu n’as qu’à publier ça directement dans l’article, et non pas en note, non ?
28 décembre 2009 15:21 par Mr.T
Au lieu d’écueil, ce pourrait-être une donnée de plus (au problème suivant) ?
Ça serait peut-être bien que vous parliez un peu plus de ce qui vous a réunit. "d’organiser une exposition collective sur un thème presque indéfini.".

Je me demande si il ne faudrait non pas "se demander [ici] pourquoi être une femme artiste aujourd’hui pose toujours questionS", mais "se demander pourquoi être une femme artiste aujourd’hui [vous] pose toujours questionS". Personellement, ça ne m’en pose pas - surtout de façon générale, je ne vois pas le rapport entre Maya Deren et Roslyn Oxley9, sauf évidemment si je soulève leur jupe. Mais j’espère qu’on est loin de ça aujourd’hui - par contre, j’aime bien quand les gens se posent "questionS". ^,^

Stella related#1 : c’est quoi l’idée ? c’est quoi l’objet ? l’objet de quoi ? l’idée de ?
Buni related : Lorsque tu regarde ton travail, c’est autre chose ?
Stella related#2 : "Stella change de statut ; d’outil de performance, elle devient outil de création en général ?".
28 décembre 2009 15:26 par Mr.T
Rectification : Remplacez Roslyn Oxley par Patricia Piccinini (confusion gallerie/artiste, ils sont au même endroit voyez...).
28 décembre 2009 15:45 par Elsa Macaret
Mr T >Stella related > "outil de création" > Oui si tu veux ; c’est ce qui est dit dans la vidéo.
28 décembre 2009 16:07 par Elsa Macaret
« Au lieu d’écueil, ce pourrait-être une donnée de plus (au problème suivant) ? » Quoi donc ???? Comprends pas
« Ã‡a serait peut-être bien que vous parliez un peu plus de ce qui vous a réuni. »
Eh bien c’est ça, le fait intriguant que malgré l’absence de problématique précise nous nous sentions toutes mystérieusement investies dans cette chose, et avions toutes envie de "parler de"... parler de vécus comme spectatrices, ou comme artistes, ou comme étudiantes.
« Je ne vois pas le rapport entre Maya Deren et Roslyn Oxley9, sauf évidemment si je soulève leur jupe » : moi non plus, sauf que les grandes institutions, elles, doivent soulever les jupes plus que nous. "Elles@georgespompidou" a été un sujet de discussion important lors de nos réunions. Mais aussi, en vrac : pourquoi le jury de diplôme d’Audrey a longuement insisté pour lui faire dire que son travail était féministe ? Elsa doit-elle accepter de performer dans des festivals féministes ? Pourquoi Ève, Oriane, Dounia disent s’appliquer à rendre leur travail "neutre" pour les spectateurs ? Qu’est-ce que c’est "neutre" ? Pourquoi les 3/4 d’entre nous ont déjà songé à adopter un pseudo masculin ? Pourquoi y a-t-il des quotas de femmes artistes à respecter dans certaines expositions ? etc etc etc.... Et on pourrait très bien remplacer "femme" par "noir" par exemple (il y avait eu des bribes de discussions à ce sujet avec Aimé Ntakiyica et Mathilde Ferrer lors de l’Anniversaire).
Je ne peux malheureusement pas résumer tout ce qui s’est dit à la Confédération le soir de l’expo... surtout que les travaux méritent avant tout d’être vus.
Nous sommes plusieurs à avoir envie de continuer de travailler dans la continuation de ce premier volet, avec des hommes cette fois, et en invitant diverses personnes. Cela pourrait devenir un cycle d’évènements et de réunions réflexatives. Nous avions envisagé cette expo comme l’occasion d’amorcer des discussions, des débats, que sais-je.
« Mais j’espère qu’on est loin de ça aujourd’hui »... Pour ma part je n’en ai pas l’impression, et personnellement c’est ça qui me pousse à en parler. Je pense qu’on a tendance à considérer les problèmes comme "réglés" alors qu’ils ne le sont pas.
------TO BE CONTINUED--------
28 décembre 2009 20:33 par Mr.T

Je ne parle pas de l’exposition, je parle de ce qui vous avez écrit et de ce qui est en train de se faire. S’il faut se taire dès lors qu’on a rien vu, dites le moi que je me taise. Mais en attendant une réponse clémente de votre part (Dieu est grand), je continue.

« Mais j’espère qu’on est loin de ça aujourd’hui »
Elsa dit : Pour ma part je n’en ai pas l’impression, et personnellement c’est ça qui me pousse à en parler. Je pense qu’on a tendance à considérer les problèmes comme "réglés" alors qu’ils ne le sont pas.
Mr.T reprend : Qui est "on" dans "Je pense qu’on a tendance à considérer les problèmes comme "réglés" alors qu’ils ne le sont pas." Je ne pense pas que ce problème est réglé ni qu’il sera réglé. Le souci - mon souci - est d’avancer dans les problèmes. Cette question se pose depuis trois mille ans (au moins sisi sisi) et il me semble que ce n’est pas la poser qui posera des problèmes, c’est de la poser selon un angle problématique et non pas contemplatif. Lorsque tu dis : pourquoi le jury d’Audrey voulais lui faire dire que son travail est féministe, je ne "lis" pas le problème que tu semble poser. C’est une situation. Une situation comme les gens qui ne sont pas embauchés parce que "d’origine étrangère". Une situation comme les trans-genre qui ont des problèmes de sécu. Ta question est étrangement "militante" ? Je veux dire que tu pose des problèmes concrets comme problèmes artistiques. Peut-être que c’est là que l’art doit agir aujourd’hui (dans ces temps de désolation et de crise) ? Dans la sphère politique. Je propose d’en parler à Nicolas Zimni.

Je suis d’avis - naïf ? -que cette "question" du "féminisme" dans l’art n’est pas tant une affaire de questionnement qu’une affaire de "lecture". Je pense que le féminisme existera tant qu’il existera des féministes, c’est-à-dire toujours (pour ma part, je pense mourir avant qu’ils ne disparaissent), et comme il existera des trotskistes révolutionnaires, comme il existera des néo-capitalistes, des post-primitivistes et tout plein de choses (des manièristes aussi, à garder toujours près de soi). Souvenez-vous, Orly a tenté l’année dernière de faire des lectures "darwinistes", "technologiques", "primitivistes" des travaux de tout un chacun, et de l’art en général. Et ça marche non ? On peut se donner un angle d’approche de toute chose... Si le jury voulait que le travail d’Audrey soit féministe, tant mieux, ou tant pis. Le fait est qu’il y aura toujours des gens pour penser que le travail d’Audrey est féministe, tout comme il y a des gens qui ne pensent pas que son travail est féministe parce que cet angle ne les inTéresse pas, ne leur vient même pas à l’esprit d’ailleurs ils ne savent même pas comment ça leur est arrivé.
Tout travail est féministe, darwiniste, post-primitiviste etc. dès lors qu’on en fait une lecture féministe, darwiniste, post-primitiviste etc. Souvenez-vous - toujours à Orly - de Jonas et sa baleine. Ces "lectures" existerons toujours car elles ne cherchent pas de solution, elles cherches à lire, donc poser des problèmes - toujours sous un angle particulier. Caroline Barc n’a pas eu ce "problème" il me semble non ? Lily Sato non plus... pourtant... on aurait pu non ?

Voudriez-vous alors "dicter" une lecture forcément "non-féministe" de votre travail à votre public ? Étrange comme chose. Surtout que, je répète, je ne vois pas pourquoi je lirai un travail selon que ce soit une femme, un homme, un trans-post-genre un postier, un Kazakh, un londonien qui l’a fait. Ça apporte du contenu, comme la couleur de vos chaussures - très belles madame - ou comme votre pays d’origine. Je ne me suis jamais dit que Rirkrit Tiravanija faisait de l’art argentin ou thaïlandais. Par contre, c’est vrai que je me dis que certaines choses du travail de Mohamed El-Baz sont à "direction" marocaine. Mais pas tout. Et pas tout le temps. Et pas partout.

Pour ce qui est des festivals féministes, fais ce que tu veux. Pour les pseudos masculins, vive la confusion, pour ce qui est des quotas, promis si je gagne au loto je n’en mettrais pas. Ces questions me semble-t-il sont à expérimenter pas à représenter. Je voudrais bien voir ce que ça donne cette histoire de pseudos masculins (d’ailleurs, des choses se font dans ce sens et se font pas mal). Vous pensez qu’il faut arrêter les quotas ? Dans ce cas je pense qu’il n’y aurait plus de financements publics pour l’art étant donné que les musées aiment bien les gens connus... mais non il ne faut pas tout confondre, les femmes et les noirs sont une chose, les artistes en général une autre. La Haute Définition de ce dont on parle est peut être une chose à envisager. J’ai une autre question en vrac : Pourquoi "Steven Spielberg" n’a jamais été dans "festival féministe". Pourquoi j’ai besoin de faire mes papiers chaque année pour rester en France, je suis sûr que c’est parceque je suis marocain. On pourrait en faire plein des questions en vrac à tendance catégories-de-population.

Mais peut-être suis-je à côté de la plaque. Si l’affaire était de parler des représentations féministes dans une école d’art, je comprendrait. Exprimer sa position personnelle sur ce que c’est pour chacun(e)s d’entre vous le fait d’être une fille dans une école d’art. Mais alors avec qui pourrais-je organiser une exposition "TAJINE-BTATA-ZITOUNE" traitant de ce que c’est de se sentir marocain dans une école d’art ? Des questions en vrac concernant ça je pourrais en donner masse, mais à choisir entre "qu’est-ce que [je pense que] le monde pense de moi" et "qu’est-ce que je pense du monde" je coche deux. Suis-je (par rapport de conséquence fatal) en faisant cela un "mâle" ? I don’t quite think so.

Question subsidiaire : et les personnes qui ont refusé de participer (pour x raisons) à elles@georgespompidou, où sont leur voix ?

==
[P.S.] : maintenant que je sais qu’on me dit méchant, je tiens à préciser que ce que je fais c’est me poser des questions, si le ton peut à certains moments paraître offensant, ou si des personnes se sentent visées, prière de bien vouloir considérer ce que je dis comme un commentaire sur des "choses" et non pas des "personnes"... et plus tard si bonté est vôtre de bien vouloir m’instruire l’art d’exprimer sa pensée de façon douce.

28 décembre 2009 22:55 par Elsa Macaret
Je vais commencer par la fin, pour mettre les choses au clair :
"maintenant que je sais qu’on me dit méchant, je tiens à préciser que ce que je fais c’est me poser des questions, si le ton peut à certains moments paraître offensant, ou si des personnes se sentent visées, prière de bien vouloir considérer ce que je dis comme un commentaire sur des "choses" et non pas des "personnes"... et plus tard si bonté est vôtre de bien vouloir m’instruire l’art d’exprimer sa pensée de façon douce."
Ce qui m’embête juste un peu, c’est ta manière d’affirmer des choses en disant que tu questionnes.
Là tout de suite, je ne peux pas te répondre, simplement parce que tu ne me donnes aucune ouverture de réponse.
Les choses que j’ai évoqué dans le commentaire précédent, ce sont des pistes, qui sont floues je le répète, et que nous n’avons toujours pas formulées. C’est pour ça que nous envisageons une suite : pour savoir comment justement nous voulons "avancer dans les problèmes" (ou pas). Il n’est ni question de les résoudre, NI QUESTION DE LES ÉVINCER. Ce sont des pistes. Quand tu réponds "Pour ce qui est des festivals féministes, fais ce que tu veux.", tu es juste volontairement bête, puisque toi-même tu sais que la question n’est pas "oh mon dieu que dois-je faire ?" mais "pourquoi ces gens-là sont les premiers à me proposer de diffuser mon travail, avant les gens du monde de "l’art" ? Mon travail est-il considéré comme un acte féministe d’abord et un acte artistique ensuite ?" alors que ce n’est nullement dans mes intentions.
Voilà, il est question de lectures et d’envisager de nous positionner par rapport à ces filtres, qui font que "tout travail est féministe, darwiniste, post-primitiviste etc. dès lors qu’on en fait une lecture féministe, darwiniste, post-primitiviste etc." C’est ça la chose.
Personnellement, je suis d’accord avec tout ce que tu dis. Je n’ai rien à ajouter.
Non, je ne crois pas qu’il faut "se taire dès lors qu’on a rien vu", et d’ailleurs personne ne t’a demandé de te taire.
Mais oui, pour ma part je pense qu’il y a des questions/réponses/problèmes qui existent dans mon film et que je ne peux exprimer autrement. C’est pour cette raison que je t’ai fabriqué un petit DVD que je vais venir t’apporter dans trois jours.
Je tiens à m’excuser sincèrement pour ceux comme toi qui ne trouvent pas dans cet article assez à manger. Je redémarre le spip, cet article est seulement un compte-rendu bref d’une expo-champi. Je suis très heureuse que la discussion s’ouvre mais je pense simplement que cela est un peu frais pour moi. J’aimerais, vraiment, que quelqu’un d’extérieur, qui a vu l’expo, dise quelque chose, parce que je crois que ce que je dis dans l’article, c’était un point de départ, et que nous nous en sommes éloignées énormément pour produire nos travaux, peut-être justement parce que tout nous paraissait un peu littéral, et que nous ne voulions ni "exprimer (notre) position personnelle sur ce que c’est pour chacun(e)s d’entre (nous) le fait d’être une fille dans une école d’art", ni résoudre les choses "politiquement" ou de façon "militante". Il me semble que la plupart des spectateurs n’ont même pas perçu ce thème lors de l’expo ; certains étaient étonnés lors de notre discussion du soir. Du coup, la question serait peut-être de savoir vers quoi nous sommes allées en partant de ce point de départ, et pourquoi ?...
28 décembre 2009 23:08 par Elsa Macaret
Pour répondre plus franchement :
Je pense que cette expo, c’était l’étape Constatation/découverte du monde tel qu’il est.
Ce qui n’est certes pas très instructif dit comme ça.
Alors je mets mon cerveau en marche pour passer à l’étape 2.
29 décembre 2009 00:53 par Eléonore Hellio
Troisième vague ? -> clin d’oeuil à mon séminaire "identités de 2008/2009. Pas si mal wikipedia quand-même pour les refs.
29 décembre 2009 06:08 par Mr.T
Une affirmation n’est qu’un point de vue à un moment donné, à débattre. Et puis certaines questions peuvent ne pas se poser avec des points d’interrogation. Ou peut-être qu’il faut attendre que le terrain soit assez fertile pour que ces derniers poussent (oh... irrigations !). Et je n’attends pas de réponse. Je veux simplement qu’on développe (construire ?) cette question que vous semblez vouloir amener (sur le SPIP en plus WOW), et qui donc m’intéresse forcément :).

Pour les festivals, je me demande s’il ne s’agit pas d’une histoire de visibilité. Et puis, tu es déjà dans "le monde de l’art" non ? Ah non... money money money. Peut-être aussi que la question n’est pas tant celle de la considération de ton travail, que celle de la relation (facile ? mais non voyons) entre ton travail et une certaine histoire du féminisme (une certaine). Qui fait que ton travail semblerait plus évident en (un certain) milieu féministe. Mais il ne me semble pas que ce soit le seul milieu qui semble s’y intéresser non ?... sans parler de la qualité de l’endroit. Et combien tu gagne etc. Et puis, je suis prêt à parier par exemple que galleries de designers se sont/s’intéresseraient volontiers au travail de Paul Souviron. Est-il pour autant un designer ? Non, simplement un... outil.

Stella specific : Mais tombes-tu vraiment des nues lorsqu’on te propose de participer à un festival féministe ou fais-tu semblant ? Si oui à la première, comment le comprend-tu ? Si oui à la deuxième, pense-tu pouvoir éviter la première, et faut-il l’éviter ?

Et lorsqu’il n’y a pas assez à manger, on en refait ? Certes, il n’y a pas beaucoup de monde (pour l’instant mais... Dieu est grand ^,^)

Oh non, la fin approche... dit la règle d’or...
30 décembre 2009 00:25 par Pierre Mercier
Décidemment, je crois que je suis une femme !
30 décembre 2009 15:23 par Eléonore Hellio
Fry, Pierre, c’était qui cette chorégraphe qui avait fait cette perf avec des femmes voilées pendant avant les mouches ?
1er janvier 2010 12:40 par Pierre Mercier
tout sur cette chorégraphe à la chaufferie pour "avant les mouches" : http://www.nettime.org/Lists-Archives/nettime-fr-0103/msg00004.html
7 janvier 2010 13:00 par A.Gleizes
caroline barc fait des vidéos lesbiennes.