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FANFAN MUSAMBA FUNGA - dimanche 27 mai 2007 à 16h28 par Géraldine Trubert

Rendez vous avec F & R qui ont tous les deux choisi « l’espace PUBLIC ». nous partons en taxi dans la direction de Bandale, il nous dépose au terminus et nous marchons dans les rues. F est très attiré par les terrasses de Bandale surtout la nuit, le quartier prend une autre vie. Selon F l’espace public existe dès lors qu’il y a u évènement , une fonction, une activité qui rassemble. À Bandale me dit-il, le soir, les gens sortent d de foule e chez eux. Il nomme l’espace privé. Le lieu public est un lieu qui rassemble, mais la notion est indispensable. Vu du dessus, l’espace public est infini, dans lequel est contenu des micro espaces privés (je fais un schéma, un plan et réalise aussitôt que c’est un bon exercice pour l’étudiant de projeter en carte, le public et privé, ce qui l’oblige à faire des choix de proportions et de frontières) . je lui demande ce qui l’attire pour pénétrer un lieu : « l’architecture, son aspect, le bruit, la foule, la lumière dans la nuit. » F a des préoccupations sur la fonctionnalité des choses, il a commencé le parcours en montrant un stand de brochettes fixe et qu’il souhaiterait qu’il se déplace. Il me propose tout de suite de faire un accessoire sur roulettes qui permettrait à tout client qui le souhaite de se procurer des brochettes. Nous poursuivons la discussion et parle d’une notion qui pourrait être le « public démocratique », comment des gens de classes différentes peuvent fréquenter un même lieu. Nous nous asseyons à une terrasse en hauteur dans le prolongement de la rue depuis laquelle nous pouvons observer le site. Ils me demandent la différence qu’il peut y avoir entre la scénographie et l’architecture d’intérieure. L’architecte conçoit des espaces fonctionnels, décoratifs, confortables. Le scénographe propose des espaces porteurs de significations, il a un point de vue critique sur l’environnement qui l’entoure et tente de le signifier dans les volumes et les rapports d’espaces. Je pense aussi que le scénographe propose de l’éphémère qui est inscrit ici et maintenant.R aussitôt me questionne sur ma différence entre performance et scénographie. Le matériau de la performance est le corps, celui du scénographe est l’espace. Ces débats sont compliqués surtout que parfois, je ne suis pas si sûre du cloisonnement de chaque discipline. Quand je suis chez moi, je peux passer plusieurs jours a disposer tel objet à côté de tel autre parce qu’ensemble ils peuvent fabriquer du sens, une histoire, comment la lumière se dépose sur eux… et dans ce cas, quelle différence avec celui qui est architecte ou décorateur d’intérieur ? Je propose à F de dessiner ce qu’il voit depuis cette terrasse. Un croquis, appliqué, juste en proportions. Nous sommes en plongée avec une balustrade qui évite que l’on tombe et une colonne à notre droite pour porter le plafond. Il les omet et je lui demande pourquoi il ne dessine pas ces éléments qui structurent ce qu’il voit. Il repends son croquis et on se rend compte d’un coup que ces trois éléments (plafond – barrière – colonne) indiquent la place à laquelle je suis, depuis laquelle je regarde. C’est un des outils que le scénographe utilise, le dessin de point de vue. (G.T)

Dans l’attente d’une note d’intention : projet pour un évènement nocturne de divertissement autour du Judo (G.T)


 
 


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