1- RV sur skype vidéo avec cedrick Nzolo entre Kinshasa et Strasbourg
Intervention des étudiants kinois dont Isaac et Phanzu.
Clarification et mise au point sur le dispositif d’échange vidéo proposé par Cedrick Nzolo qui aurait consisté à décrire son projet en 3mn. Le transfert vidéo par mail est un peu trop lourd à mettre en oeuvre. Nous avons donc évoqué la possibilité d’échanger des fichiers son mpg3 à publier sur le SPIP de l’ESAD puis à commenter. L’autre posssibilité est de simplement avancer via skype vidéo début février en enregistrant les flux.
Les kinois ont proposé d’échanger sur Facebook mais après réflexion, nous nous sommes dit que ce n’était pas le bon outil pour travailler en ligne et qu’il vaudrait mieux attendre plus tard lorsque le projet sera un peu plus avancé pour communiquer un peu avant, pendant et après l’évènement.
Nous attendons la liste des participants kinois avec leurs adresses e-mails et un mot de passe pour les inscrire sur le SPIP de l’ESAD ce qui leur permettra de se loguer pour faire des commentaires et de publier s’ils le souhaitent.
Isaac nous raconte son projet de tambours comme manière de communiquer l’évènement à travers la ville comme à l’époque pré-coloniale (ou comment pourrait-on appeler autrement cette époque ?!). Il évoque aussi la possible intervention de vieux sages qui pratiquent l’art des devinettes congolaises. Nous lui demandons comment il va choisir les joueurs de tambours et si le langage sonore est le même pour tous les peuples du Congo ou si il diffère selon les régions.
Fin de la connexion qui a très très bien marché magré la manque de lumière à Kinshasa.
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2- Discussion autour du film "Lumumba" de Raoul Peck.
Un peu confus parfois quant à l’identité des personnages qui interagissent avec LUMUMBA surtout si on ne connait pas l’histoire.
Christian nous dit que justement cette confusion reflète bien l’époque tellement de personnes sont entrés en jeu et ont rapidement changé de statut.
Vérifier si Lumumba a vraiment dit qu’il était venu 50 ans trop tôt. Aujourd’hui s’il était vivant, que ferait-il, que dirait-il sur la question de l’indépendance ?
3- Lecture du texte "axe de travail" de JCLanquetin et réflexions générales autour du projet
Eléonore suggère pour les étudiants de Strasbourg de partir de leur préoccupation plutôt que de partir des objets des réserves pour commencer à ouvrir des pistes.
Eléonore évoque rapidement la situation des "pygmées" en RDC et de ce que pourrait être leur rapport à l’indépendance ?
La question de la langue français/lingala etc.. avait été soulevée aussi à plusieurs reprises ainsi que oral versus écrit dans l’exposition (nous avions convenu avant le départ du groupe de Strasbourg à Kinshasa de ne plus appeler ce projet exposition mais évènement, qu’en est-il ?)
A travers des discussions en ligne et débats filmés, Eléonore questionne des termes et des formulations utilisés à Kinshasa et en France qui reviennent régulièrement qui semble encore très imprégnés du langage colonial. Voir piste de travail autour de cela...
François Duconseille part dans une semaine, nous continuons à publier et commenter le projet sur ce site pour qu’il puisse suivre à distance nos réflexions au sein de l’ARC et différents RV.
Voici les noms des étudiants kinois qui viendront 2 semaines en mars/avril
Mademoiselle ASIA NYEMBO, 1ère licence Architecture d’Intérieur
Monsieur MANGBAU Isaac, 1ère licence Architecture d’Intérieur
Monsieur PHANZU TEVO, 3ème graduat Communication Visuelle
Monsieur DIAKOTA MABILAMA, 3ème graduat Sculpture.
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4- Notes rapidement prises d’Eléonore à partir des commentaires (vidéos filmée à Kinshasa) des étudiants kinois juste après la visite des réserves de la collection des musées nationaux (lequel sans lieu) qui contiennent 35.000 pièces rassemblés par Mobutu à la fin des années 60. ATTENTION paroles retranscrites et parfois ré-interprétées pour synthétiser mais qui donnent une idée générale du contenu.
Table ronde au bord du fleuve avec étudiants et enseignants des deux écoles :
"... sentiment que notre histoire/culture est enterrée... alors que la culture définie l’identité d’un peuple...sentiments de marche en arrière à la découverte des objets...sentiment d’intimité face à ces oeuvres d’art très anciennes...sentiment de pureté... content et triste de voir les oeuvres si mal gardées... impressions forte dans la salle des armes et face au cerceuil en forme humaine... en tant qu’architecte d’intérieur, j’aimerais aménager l’espace de la réserve, en faire un espace public pour pouvoir préserver les oeuvres...fonction de la réserve ?...joie car en contact avec des oeuvres que l’on peut palper, pas juste dans des livres publiés en occident ou par les histoires racontée... une inspiration pour les artistes et une grande richesse pour notre pays... comment lire ces oeuvres alors qu’elle offre à percevoir tout autant un univers compréhensif qu’incompréhensif dont les messages mystiques sont entassés... devoir de faire un appel pour les génrations suivantes pour préserver et comprendre ce patrimoine qui est en train de se détruire si on ne fait rien pour qu’elles soient préservées dans de meilleures conditions... sentiment que notre culture est ettoufée... en voix de disparition... il faut sauver ce patrimoine... pourquoi n’y a t’il que 65 ethnies représentées alors que le congo ne compte que 450 ethnies... sensation d’être dans un cimetière devant les tombes des oeuvres de nos ancêtres... on a été transcendé par d’autres styles de vie depuis... cela doit nous amener à réflechir sur l’idee de musée... j’ai vu des cerceuils et des objets touchés par nos ancêtres... il faut arriver à présenter cette vie là que l’on a oublié...héritage, un bien légué par les ancêtres... pourquoi ne pas faire un site internet... aujourd’hui c’est d’autres personnes qui parlent de notre culture, de nos oeuvres, c’est pas nous.... il y a des pays dans le monde qui vivent que du tourisme... ces oeuvres, c’est de l’argent que l’on laisse passer....pas seulement aménager un espace mais l’ouvrir à tous pour parler de la culture congolaise aux etrangers... réserve est un lieu fermé, une culture enfermée...cela nous prouve qu’il y avait des artistes, des anciens qui créaient des oeuvres..."
Fin de la première demi-heure de la cassette.