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800 signes et notices - mercredi 10 mars 2010 à 17h26 par oriane

Le texte (1) était circonstanciel. Aujourd’hui, tentative d’un C.V. Plus concis, peut-être un peu expéditif.

Entrée à l’école en 2006
DNAP scénographie en 2009
Une prédilection pour la collection d’objets, de mots, de souvenirs, surtout ceux qui ne lui appartiennent pas. Aime les manipuler, parfois les détériorer, les décontextualiser.
Importance du travail en groupe, n’aime pas toujours l’individualité dans le travail, ne veut pas tout le temps être reconnu.
N’aime pas beaucoup la notion d’efficacité. Cherche souvent des formes fragiles à la limite de la disparition, de la rupture.
Travaille le son, l’espace, aime renverser les fonctions des objets et des espaces pour créer des situations de tension, voire de malaise.
Questionne le rôle du discours dans le travail de l’artiste.

[« Parfois, l’art politique est plus efficace quand il n’est pas didactique » a dit Jenny Holzer.
Ouais.

J’aime les espaces vides, les parkings, les entrepôts, les chantiers. Ce sont pour moi les espaces de la « possibilité ». Mais j’aime aussi quand c’est glauque, angoissant, anormalement calme comme dans une film d’horreur.]

**BUREAU DES SOUVENIRS
(Auto-portrait avec ou sans portrait)
Installation photo et textes
(3 séries de 7 photographies, table, textes sur A4)
Strasbourg, 2006

Je recueille les souvenirs d’autres que moi pour les mettre en scène sous forme de romans-photo. Ils sont présentés par série accompagnés du souvenir exploité.

**SANS-TITRE
Série de dessins sur le thème du souvenir
(dimensions variables)
Strasbourg, 2007

A partir de photographies de famille (portraits, événements, etc.), je produis des dessins et/ou des peintures dans lesquels il manque des informations.
Je ne les termine pas, délibérément.

** J’AI PERDU(1)
Papier peint
Strasbourg, 2007

Je ramasse et je collectionne des objets perdus, ce sont mes objets trouvés. Je les répertorie en une longue liste dans laquelle chaque trouvaille est décrite avec précision (dimensions, couleurs, qualité, marque, etc.). Afin de rendre ces objets visibles à nouveau, la liste est recopiée sur du papier destiné à être posé.

**DISTORTIONS
(Projet d’une communication Terre/Lune )
En collaboration avec Dounia Beghdadi dans le cadre de l’exposition Dans la lune, à côté de la plaque.
Tinqueux/Strasbourg, 2007

Le projet des distortions a commencé le jour de l’arrivée sur la base lunaire, dans le plus grand secret sous la forme d’interventions invisibles dans l’espace car éphémères et réalisées dans des lieux très peu exposés. Des traces écrites et photographiques ont été collectées au fur et à mesure, le but étant d’en avoir assez pour commencer à se répandre dans l’espace lunaire. Les textes, appelés "balbutiements", mêlaient informations sur la mise en place de la communication Terre/Lune et réflexions sur l’organisation sociale de la base lunaire.
Chaque balbutiement était transmis à mon contact Terre (Dounia) qui réagissait en m’envoyant des informations terriennes. Des données scientifiques, des calculs de distance.
Cet échange permanent devait être notre matière mais aussi un moyen d’annoncer nos actions concrètes à venir(indices).

Le projet vidéo EXPLORATION A DISTANCE est donc une continuité de l’occupation/invasion de l’espace lunaire.
Le principe de cette exploration est simple : dans le même temps et au même moment, comparer nos deux espaces de vie en s’y déplaçant selon le même parcours exactement.

**J’AI PERDU(2)
Installation sonore
(postes radio, son)
Strasbourg, 2008

Dans un long couloir qui résonne se mêlent les voix qui récitent sans s’arrêter la liste d’objets perdus. « J’ai perdu une broche en laiton, j’ai perdu un cahier de couleur bleue pour tracer des idéogrammes chinois mesurant 12cm sur 15,5cm, j’ai perdu [...] »

**MASCARADE
En collaboration avec Elsa Macaret
Installation sonore et vidéo suivie d’une conférence
(miroirs imprimés, postes radio, son et vidéo)
Strasbourg, 2008

Le public est invité à un bal masqué organisé en deux temps et deux espaces :
tout d’abord, le spectateur/acteur pénètre dans « le vestiaire » - une pièce sombre où l’on s’observe dans des miroirs sur lesquels figurent déjà des portraits translucides ;
puis, paré du masque de son choix, le spectateur monte au jardin pour assister au bal qui prendra des allures de conférence.
Cet événement implique aussi un travail de son et de vidéo.
Dans « le vestiaire », on peut entendre des phrases enregistrées.
Dans le jardin, il y a d’une part de la musique et d’autre part une conversation/conférence amplifiée.
Les spectateurs peuvent aussi visionner deux vidéos dissimulées dans l’espace.

**MARCHER AU PLAFOND
Installation / conférence
(vidéo, objets divers, dessins et textes)
Strasbourg, 2009

Il s’agissait de choisir un espace (une pièce), d’en étudier les dimensions (par le plan et la maquette) et d’en proposer une muséographie.
J’ai décidé de retourner cet espace comme une peau, pour le disséquer à la manière d’un scientifique.
L’aboutissement de mon travail a pris la forme d’une conférence/performance qui soulevait des notions aussi bien scientifiques et littéraires qu’artistiques et scénographiques.

**TOI, TOI, MON TOIT
En collaboration avec Clémentine Cluzaud
Scénographie de théâtre, dans le cadre du partenariat entre l’ESADS et le conservatoire de Colmar
Colmar, 2009

Trois étudiants du Conservatoire de Colmar montent un spectacle composé de saynètes écrites par Valentin Cami et Karl Valentin, deux auteurs aux univers loufoques et délirants.
Nous avons proposé un décor dans et sur lequel les acteurs pouvaient beaucoup circuler, jouer avec les notion de dessus/dessous, d’envers, de haut/bas, etc. C’est le toit d’une maison au ras du sol dans et sous lequel sont cachés des dizaines d’accessoires.

**SANS TITRE
Travail en cours. En perpétuelle évolution.
(Cage en bois pouvant contenir un corps humain, dimensions variables)

Ces cages, aux allures de cercueils ou de vitrines muséales, ont déjà joué plusieurs rôles dans mon travail. Tantôt ludiques quand elles créent des parcours alternatifs et/ou dirigés dans des espaces d’exposition, tantôt poétiques quand vêtues d’une simple phrase, elles font exister matériellement une idée, ces « cages » m’accompagnent aujourd’hui depuis un an.
Encore riches d’un potentiel inconnu, je continue à exploiter leur forme.

**SI TU MEURS, JE MEURS.
Dans le cadre de l’exposition « LOVE ART FIST SIGHT » à l’ESADS
Vidéo de 6’33’’ à propos des relations sociales des homards et des humains.
Strasbourg, 2009

Dans le cadre de l’exposition LOVE ART FIST SIGHT, j’ai voulu interroger nos modes de rapports sociaux en étudiant ceux des homards, partant de cette célèbre légende selon laquelle les femelles homards se maintiendraient au fond d’une casserole d’eau bouillante afin qu’aucune ne s’en sorte tandis que les mâles créeraient des pyramides pour s’aider les uns les autres à atteindre le haut de la casserole.



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