Jour 2 : Dimanche 17 décembre 2006
Retour d’un deuil auquel j’ai été invité avec Jean-Christophe par Dicoco, bassiste du groupe "Bebson de la rue". Dicoco a tourné toute la journée avec ma caméra depuis le rassemblement de la famille et des amis au coeur d’un des marchés du quartier Lingwala dans lequel nous nous trouvons jusqu’à la cérémonie qui a eu lieu dans un cimetière à l’autre bout de la ville. Ce n’était pas possible pour moi de faire des images. Cette photo de la voiture qui nous suivait a été prise par Dicoco. je crois que dans notre voiture, nous étions 10.

La maison des artistes invités de l’Académie où nous séjournons et où Francisco nous rejoindra.

Le lézard de la maison.

Jour 3 : Lundi 18 décembre 2006
Pas de photos. Nous avons présenté le workshop aux enseignants puis aux étudiants. Les étudiants viennent des départements peinture, céramique, publicité, architecture d’intérieure et sculpture. Nous avons travaillé avec les étudiants sur un questionnaire dont le principe et le résultat seront prochainement publiés. Nous avons aussi établi le programme de la semaine en collaboration avec les différents chefs de départements. Les cours auront lieu officiellement de 14H30 à 17H avec la possibilités de continuer plus tard ou d’organiser quelques exceptions
Jour 4 : Mardi 19 décembre 2006
A la recherche des lieux de travail avec l’aide de Charles. Rencontre avec les responsables de la salle informatique de l’école d’architecture pour organiser la journée Art en réseau de psychoflyer du mercredi.
14H30 Rencontre avec tous les étudiants. Nous avons retranscrit toute les réponses du questionnaire et les avons accroché au mur pour qu’ils puissent les lire. Ce premier travail, cette première prise de contact pour se connaître un peu mieux les uns et les autres évoluera peut-être en un DAZIBAO.
Vers 15H, nous avons proposé de faire une minute de silence (version sans piano) de John Cage puis le concert de "Chair music" de La Monte Young.
Vers 15H30, 28 participants sont allés travailler avec Pierre dans la bibliothèque (pas d’électricité donc il a utilisé les cartes postales qu’il avait préparé et 16 sont venus travailler avec moi dans une des grandes salles à tableaux noirs.
Quatre chroniqueurs du Département Publicité feront l’apparition mnémonique de chacun des deux groupes de travail, en ligne sur le spip puis en version papier donc mon petit résumé sera complété par les articles de Pierre et ceux des étudiants...
La semaine prochaine, nous inverserons peut-être les groupes si le planning de tous le permet jusqu’à l’arrivée de Francisco.
Chair Music à Kinshasa

Première partie de mon cours art en réseau.

Première partie du cours de Pierre sur Rodin.

23H34, François Duconseille vient d’arriver et d’autres artistes arrivent un peu tous les jours pour les scénos urbaines. J’aimerais pouvoir dire beaucoup beaucoup plus mais ce serait un vrai travail et il fait très chaud et la journée a été très longue. j’ai envi de faire un break maintenant.
Jour 5 : Mercredi 20 décembre
Après des échanges de lettres officielles, l’école d’architecture installée dans les anciens batiments de l’ABA depuis quelques années nous ont généreusement accueillis dans leur salle informatique où deux postes sont connectés à Internet.
J’ai également connecté mon ordinateur pour pouvoir projeter, mais impossible d’accéder au web. Seul Skype marchait ! J’ai testé avec Grégoire Zabé et un ami New-Yorkais qui étaient en ligne.
Après mes explications sur tableau noir du jour précédent, je me lance donc dans mon power point sur la pensée-réseau, la réalité virtuelle, la relation homme/machine, les technologies du futur-présent et leur impact...
Aussi, un RV avait été prévu avec les étudiants d’ESP et Thomas Lucas à 19H pour une rencontre via visioconférence sur Skype. Mais Personne, j’ai appris par la suite que c’est la connexion du Laboratoire à Strasbourg qui ne marchait pas. Je suis furieuse. Cela n’a pas été si facile d’organiser cette journée à l’école d’architecture, beaucoup de personnes se sont mobilisés et c’est nous à Strasbourg qui n’assuront pas... Maintenant, c’est trop tard et les étudiants partent en vacance pour réiterer l’expérience d’autant plus que depuis, j’ai réussi à me connecté avec Brooklyn NY, son et image et ça marche très très bien. Autre chose, nous avons travaillé aujourd’hui de 15H à 20H. C’est très rare, voir inexistant de fair eun cours aussi long ici. Il faut dire que la chaleur ne permet pas de tenir mais dans la salle informatique, il y a l’air conditionné.
on accroche les rideaux pour la projection

Eric m’aide avec le cablâge

Jour 6 : Jeudi 21 décembre
La Matin, Conférence de Presse des Scénographies Urbaines avec la présence du Ministre de la Culture, du directeur de l’Académie et de nombreux journalistes. Petite coupure d’électricité mais le porte voix a fait l’affaire.



Suite de mon cours, cette fois-ci sans technologie. Nous somme de retour dans la salle aux tableaux noirs. Chacun se présente selon un laps de temps choisi, entre 30 secondes et 5 minutes. Presque tous choisissent 30 secondes puis nous parlons de l’invention de l’horloge et de la mécanisation du temps.
Les chroniqueurs continuent de prendre des notes et des photos en vue de publications. Tour de table de propositions de projets. Chacun explique son idée, certaines font débat. Une polémique démarre sur la question de la nudité qui est tabou. Demain, tous viendront soit avec des propositions de performances ou d’installations, j’ai donné quelques consignes précises à certains.
salle des tableaux noirs

Eric m’aide à écrire les noms de chacun

Petit repos

Enfin, toujours pareil, il y aurait beaucoup beaucoup plus à dire mais c’est l’heure de partir en classe. Alors bientôt plus de la part des étudiants de communication visuelle dont le travail d’apparition mnémonique est en cours...
Jour 7 : vendredi 22 décembre 2006
Aujourd’hui, j’ai travaillé de 15H à 18H30 avec les étudiants sur les projets qu’ils m’ont présenté. J’ai des documents mais on verra si j’ai le temps de les mettre en ligne. Je ne revois plus les étudiants avant le 27 car c’est les vacances de Noël.
À 19H, un groupe d’étudiants a présenté dans la même salle où a eu lieu la conférence de Presse une pièce de théâtre/danse sur l’histoire du Congo depuis la colonisation jusqu’à aujourd’hui. Trop sombres les photos. Plus tard, j’ai aperçu dans la même salle, une cérémonie chrétienne très probablement organisée par l’église du réveil, le son à fond jusqu’à 2H00 du matin... pas d’images.

Dernière vision...
La limousine devant le bistrot du coin de la rue.

Jour 8 : samedi 23 décembre
Un peu de repos aujourd’hui, besoin de silence, sortie pour prendre un coca, il fait très chaud et lourd. Je prend une photo de Méga, Il est membre du groupe d’artiste EZA POSSIBLES qui organise les Scénographies Urbaines et ex-étudiant en échange à Strasbourg.

Demain, la journée sera pleine. Je commence à travailler aussi sur 3 projets personnels... Le premier projet sera peut-être publié sur mon site une fois réalisé. Le deuxième projet est un travail photo que je demande à des personnes de faire avec les appareils jetables que j’ai apporté. Le troisième projet est la suite d’une vidéo que j’ai commencé à tourner. Un ami congolais qui connait très bien Kinshasa organise les sorties et les rencontres pour cela. Il m’écrit par SMS sur mon numéro Kinois (que j’ai acheté ici après avoir fait débloquer mon vieux téléphone pour installer une nouvlle puce dedans).
Voici son message : "Visite chez le féticher, guerisseurs, et nos frères, un homme de notre ethnie qui se déguise en femme, action sur les faux fétichers, voir les pygmées mais en évitant la fatigue, heure de 10H à 15H. Je compte finir avec les contacts après je vous appelle pour traces de la journée".